Mardi 26 janvier 2010
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Tres Intéressantes discussions
en perspective car différenciant l'école officielle francaise et la philosophie Orgeixienne, elle même relayée par les écoles anglaises, américaines et certaines allemandes....
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Il y a demande OBLIGATOIRE de ce relevé sur 70 à 80% de la distance des parcours de CSO (6/7 foulées avant
chaque obstacle) alors que dans la plus part des centres Equestres a vocation obstacle on ne voit que des chevaux travaillés
CONTINUELLEMENT en extension d'encolure vers le
bas...
J'ai le sentiment que l'équilibre est sur les hanches, ce que personne ne remet en cause d'ailleurs, et donc avec un
relèvement de l'avant main....et ce relèvement est le fait d'effort musculaire IMPORTANT qu'il faut donc travailler...
Alors pourquoi cette "obligation" a faire travailler les chevaux par les cavaliers
CONSTAMMENT en extension d'encolure vers le bas ?
....Pour travailler le dos, dis t'on ?
Mais le
dos,dans ce cas,on l'étire,on ne le travaille pas...car un muscle ne travaille qu'en se contractant, jamais en s'étirant
!..
Ok, je veux bien reconnaitre que dans ces
conditions on peut noter "une avancée" des posterieurs sous la masse...un "avancée" non un engagement !!!
Donc obligation de travailler en relèvement d'encolure...de la base de l'encolure...pour retrouver "l'abaissement des hanches"
Et oui, l'ABAISSEMENT DES HANCHES ?...sans lequel l'engagement des postérieurs n'est d'aucune utilité (c'est
tout au plus d'une "avancée" des postérieurs dont il s'agit)
Nous savons formellement que le rachis du cheval est pratiquement rigide (2/3 cms de mobilité a peine sur toute sa
longueur)
Si on abaisse le devant, le cheval ne pouvant se plier, relevera l'arrière...c'est logique et même
mécanique...
Alors, ne vaudrait il pas mieux s'occuper en premier de procéder au relèvement de la base de l'encolure
(avec toute les précautions d'usage bien sûr) pour abaisser "naturellement" l'arrière main ?
Est il interdit de penser que le travail sur un jeune cheval en extension d'encolure vers le
bas, comme si souvent demandé dans les CE, ne va pas accentuer le déséquilibre de celui ci vers l'avant (les 2/3 du poids du cavalier supporté par l'avant main
ajoutés aux 1/9 de surplus du poids du cheval qu'engendre une encolure étendue vers le bas) et ainsi
provoquer une tension se transformant bien vite en traction...
avec comme dénouement probable la mise sur les épaules, surtout si on ajoute une action de jambes ?
Peut être un excellent cavalier peut éviter cette 'fuite en avant" (mais je n'en suis pas si sûr !) mais combien d'autres tomberons
dans ces travers ?
Peut on ignorer la "course a l'armement" qui se dessine tous les jours devant nos yeux...la succession de mors de plus en plus sévères
?
Mais attention, loin de moi l'idée de condamner la demande en extension d'encolure vers le bas qui est un tres bon moyen
pour remédier aux "dégats" causés par une fausse manipulation "momentanée" provoquant la contraction de tout ou partie du cheval...mais aussi et
surtout pour procurer les instants de récréations et de repos qui teminent les exercices musculaires et demandée "rênes
abandonnées"
Tres sincèrement, je pense que l'équitation d'obstacle et le
dressage qui l'acompagne ne peut se comprendre qu'avec le relèvement de l'avant main demandé EN PRIORITE...
conjugué avec la cession de nuque et la mobilité de la machoire...avec en parallèle, le travail en incurvation d'encolure qui
assure l'engagement des postérieurs avec l'abaissement des hanches...
Et surtout, PAS de MAINS BASSES, jamais SOUS la bouche du poulain (sauf pour décontracter) car alors leurs actions se répercutent du haut vers le bas..avec un
poulain qui se "creuse, qui ne peut pas amener ses postérieurs sous lui et qui se met en défense du fait de la douleur engendrée par l'appui du mors sur la langue, organe super
sensible...(actions/réactions)
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La vidéo ci contre nous montre en première
partie un poulain de 4 ans "travaillé" en permanence en extension d'encolure vers le bas....
Cette façon de faire (courante dans l'enseignement "classique" et malheureusement "officiel") va supporter pour le cavalier de
base , car impossible de faire autrement, un APPUI du poulain sur le mors
pendant plusieurs mois au cours desquels, petit a petit, le cavalier(ière) le relèvera devant (ou tout au moins essaiera)
pour obtenir un engagement des postérieurs "problématique"...c'est hélas la thèse de l'enseignement officiel !
De plus, on nous parle, dans ce cas, d'un travail de musculation du dos que nous estimons totalement inexistant du fait de son étirement a la place de sa contraction...
et même s'il existait ou
serait dans ce cas l'abaissement des hanches trop souvent
oublié puisque, nous l'avons dit plus haut, le rachis du cheval ne peut en aucun
cas se plier ni longituditalement ni d'ailleurs latéralement et donc obligation de relever devant afin d'abaisser derrière...
la deuxième partie de cette vidéo, ce sont aussi des poulains de 4 et 5 ans montés par des cavaliers(ières) tous issus de l'école
"Orgeixienne" et éduqués dés le début de leur dressage au relevé de la base de l'encolure .. avec bien sûr en parallèle une recherche de "cessions de nuque" ainsi que les exercices
d'incurvation d'encolure pour l'engagement des postérieurs (voir a ce sujet l'article: cliquez ici..7)-INCURVER l' ENCOLURE..
Comme chacun sait, il est plus facile de "dresser" que de "redresser," et faire perdre l'habitude a un jeune cheval qui s'appuie
pendant de longs mois sur le mors peut passer pour du " re-dressage" a
venir !
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Delphine sur Musly (aa) en séance de travail chez B.Duhamel
Les poulains habitués des le début du dressage a
l'élévation de la base de l'encolure se tiennent déjà pratiquement "seuls" avec des cavaliers(ières) qui "gardent" et ne tiennent pas leurs poulains sur des rênes
"fluides" (non tendues) en autorisant un simple "contact" et en refusant "l'appui"...
La vidéo ci dessus nous en apporte la preuve par cette séance de travail sur 130 toute en décontraction et légèreté avec un cheval en équilibre sur les hanches et la
nuque le point le plus haut...
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Peut être ces deux écoles "risquent" (je met des
guillemets car je n'y crois pas ) de se rejoindre dans un temps plus ou moins lointain...mais reste a savoir laquelle des deux est la plus agréable, la plus
efficace et la plus apte a obtenir des résultats tout en préservant l'intégrité physique et morale du cheval...
Pour ma part, j'ai fait le choix, apres 25 ans de pratique et
d'observation du relever de la base de l'encolure, synonyme
d'EQUILIBRE et de LEGERETE .
Ci dessus stage obstacle avec Nathalie d'Orgeix (vidéo H.Daffos)
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(vidéo ci-contre)-Au 3 ème mois de travail pour ce poulain de
4 ans, sur un parcours a 70 cms, avec comme consigne au cavalier de le faire pratiquement "rênes longues" (tout au moins
"fluides") de manière a se rendre compte s'il était apte a se mouvoir "seul" sans l'aide de la main du cavalier pour le
soutenir...
le résultat, au vu du parcours étant a mon avis tout a
fait probant
Le programme de ce poulain depuis le début de son éducation:
deux / trois fois par semaine 40/50' de travail sur le plat (séquences de travail COURTS
suivis impérativement de temps de repos) entrecoupés de sauts d'obstacles (isolés et/ou combinaisons faciles doubles ou triples ...5m50/6m de distance)...plus deux sorties en
extérieur (60/90') boisés et dénivelés....Le reste box et paddock
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Au 7ème mois de son programme (video ci dessous) ce poulain se classe sans fautes sur un parcours officiel a
1m05
(12 sans fautes seulement sur 102 concurrents..).
Il est a noter qu'entre les deux parcours il n'y en eu pas d'autres, seulement du travail de dressage sur le plat en vue
de l'obstacle !
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Elever la base de l'encolure OK mais sans oublier "la nuque le point le plus haut"...détail qui a son importance en ce qui concerne la disponibilité
du cheval entre les mains du cavalier(ière) (vidéo ci dessous)
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Les premiers procédés de dressage
ont pour but d'élever l'encolure de manière à alléger le
devant,
à rendre facile le reflux du poids d'avant en arrière,et d'arriver ainsi à
l'équilibre.
L'élévation de l'encolure ne peut s'obtenir qu'en agissant en même temps sur la tête du cheval.....On ne s'occupe donc pas de la position que peut prendre en commençant cette
dernière partie.
Quand l'encolure se soutient bien,la légèreté à la main se complète par la décontraction de la mâchoire, et la tête se rapproche plus ou moins de la verticale.
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Les cavaliers de dressage de notre époque redoutent le "relèvement de l'encolure" par crainte du creusement du dos.
Cela limite leurs performances, la haute équitation impliquant la possibilité de relever l'encolure comme de l'abaisser. Colonel CARDE.
-Le ramener seul sans relèvement d'encolure présente le risque grave de mettre le cheval en arrière de la main par l'encapuchonnement, avec toutes ses
conséquences pernicieuses. Général DECARPENTRY.
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La série des DVD (J.d'Orgeix) : http://www.jumpingvideo.com
Nathalie d'Orgeix: ses stages (e.mail : orgeix@infonie.fr)
Les cahiers de dressage de Nathalie: cliquez ici 23)-Les stages de Nathalie d'Orgeix (1)..ses cahiers de
dressage
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A lire: "Dresser c'est simple" de J.d'Orgeix (Belin)
"Les MAINS et autres non-dits de l'équitation" de J.d'Orgeix (Belin)
"Angles et rythmes" chez Robert Laffont
"Chevalier d'aventures" chez Belmond
"Ils ont dit..." de Nathalie d'Orgeix chez Lavauzelle
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La seconde remarque a trait à la méthode à employer pour apprendre au cheval à rester derrière la main et à se soutenir de lui-même. Un des éléments clef, que vous n'évoquez pas dans votre article, par ailleurs fort bien fait, est le fait que pour faire rapidement comprendre au cheval de rester derrière la main et de remonter la base de son encolure, il faut s'adresser à son cerveau et donc à ses facultés de compréhension, et non pas uniquement à l'action des aides. Ce principe est d'ailleurs le fil rouge du dernier ouvrage de Paqui et constitue une originalité majeure dans l'oeuvre de Jean d'Orgeix. Je pense d'ailleurs que sur ce point Jean d'Orgeix a encore actuellement énormément d'avance sur les grands cavaliers actuels, Lansink et autres.
Je suis actellement en train reéduquer un entier, fils de Papillon Rouge, à la fois puissant, avec énormément de sang et avec une personnalité plus que marquante, n'ayant peur de rien. Bref, une brute avec de très gros moyens. Il revient d'Angleterre (il était dans l'écurie Whitaker et il en a fait baver à John sur le plan soumission) où il a eu un problème grave de tendon. Après sa période de convalescence qui a duré 3 mois, j'ai repris le travail. Au tout début le cheval était violent, indiscipliné, provocateur, parfois dangereux. Or très rapidement, il a évolué jusqu'à devenir actuellement tellement exemplaire qu'en voyant le cheval travailler, les membres de l'écurie m'envie de posséder un cheval aussi docile et coopératif. En effet, il se conduit avec deux doigts (flexions, transitions, galop rassemblé, etc...), plus aucune notion d'effort et la légèreté absolue. Pourquoi ce résultat? Certainement pas parce que je possède un don particulier. Mais UNIQUEMENT et SIMPLEMENT parce que j'applique avec rigueur les principes enseignés par Paqui et, en particulier parce que j'ai fait comprendre à ce cheval ce que j'attends de lui au lieu d'essayer de lui faire faire par mes aides. Je lui demande poliment et c'est lui qui, de lui-même, éxécute. Cette philosophie préconisée par Paqui produit réellement des miracles quant à l'accès rapide à la légèreté la plus extrême et à la soumission, en particulier avec les entiers frondeurs et susceptibles qui s'accomodent mal d'une contrainte mécanique débouchant sur un combat. Le relever de l'encolure s'avère grandement facilitée si c'est le cheval lui-même qui décide de la provoquer, en réponse à une demande discrète de son cavalier, parce qu'il comprend ce que son cavalier attend de lui. L'action mécanique de la main n'existe plus, la main devenant alors uniquement un outil de communication.
Tout çà pour dire que cette spécificité de son enseignement (s'adresser au cerveau du cheval) me parait tout à fait fondamentale et mérite d'être soulignée en permanence car, entre autres conceptions révolutionnaires de Paqui, elle constitue un des aspects les plus originaux de son enseignement et les plus éfficaces.
A bientôt,
Dominique
Revenons sur l'enseignement officiel dont vous faites état dans votre blog et ci-dessous. Vous dites qu'il préconise de mettre le cheval en extension d'encolure vers le bas, puis de le remonter progressivement.
Mais comment? Où est il expliqué précisemment et clairement dans l'enseignement officiel comment il faut s'y prendre pour remonter le cheval? Probablement, avec la tenue des rênes règlementaire et l'appui nécessaire conseillé, en lui tirant sur la gueule.
Vous savez, l'enseignement officiel n'a en réalité aucune méthode, ni doctrine.
Depuis des années j'ai étudié très attentivement l'équitation classique Allemande. Le Gymnase du cheval de Gustav Steinbrecht a été mon livre de chevet. Toute ma vie j'ai navigué entre les principes Bauchéristes de Jean d'Orgeix et les principes sensiblement différents de la grande équitation Allemande.
J'ai eu l'occasion de tester sur mes chevaux ces différentes philosophies.
En étudiant la monte des grands cavaliers d'obstacle actuels (je me lève tous les jours à 5h pour visionner 45 mn des cassettes videos), j'ai réalisé que tous les meilleurs cavaliers Allemands (Beerbaum, Ehning, Ahlman, Michael-Beerbaum) avaient introduit dans leur monte des principes Bauchéristes (convaincus par Jean d'Orgeix???).
J'ai constaté récemment qu'en parvenant à appliquer sur un cheval les principes de Jean d'Orgeix dans toute leur acception, grâce à une rigueur à toute épreuve, du travail et un tact équestre développé par cette équitation, TOUT devenait miraculeusement facile, et cela sur TOUS mes chevaux. Réactivité à d'infimes actions, que ce soit de mains ou de jambes.
Après avoir louvoyé de nombreuses années entre une équitation Allemande de qualité (inspirée de La guérinière), je suis maintenant convaincu de la suprématie de l'équitation prônée par Jean d'Orgeix, vu les récents résultats que j'ai obtenus sur mes chevaux.
Sur le plan technique, j'ai réalisé que l'application avec succès des principes de d'Orgeix nécessitait strictement aucun appui. Que l'infime contact.
Le cheval doit constamment céder à l'appui des doigts sur les rênes, et ne jamais résister.
Le cavalier ne doit JAMAIS avoir la moindre contraction que cela soit le buste ou les jambes.
Très longtemps je suis monté avec un très léger appui, contact moelleux comme on dit. Grave erreur!! Il faut aller jusqu'au bout du bout pour accéder à cette équitation pratiquement idéale. Ce qui m'a énormément surpris, c'est qu'un tel niveau de légèreté conduit à une impulsion incroyablement accrue. Plus besoin de Jambes !!! Alors que beaucoup de personnes, dont je faisais partie, pensent que la légèreté risque de conduire à l'extinction du mouvement en avant, la perte de l'impulsion.
C'est en fait ce qui se passe quand la main contractée vérouille, tire.
Sinon avec une main habile, la légèreté au contraire réveille l'impulsion et simultanément favorise la soumission.
La tension continue des rênes, MEME TRES LEGERE, c'est monter avec le frein à main serré en permanence et donc nécessité de jambes plus actives qui contractent le cheval et donc celui-ci s'appuie davantage. Le cercle vertueux est rompu, le cercle vicieux est entamé.
Pour moi, Jean d'Orgeix est indéniablement l'équivalent d'Oliveira. Je pense même que Jean d'Orgeix possédait une intelligence analytique supérieure.
Cette phrase devrait être inscrite sur chaque entrée de carrières ou de manèges....